Residence Bassac ornement

Nos Expériences Locales

Les expériences que nous proposons sont tous ces moments inoubliables, passés au cœur des villages laotiens, qui resteront gravés dans vos mémoires. Vous serez invités à partager le quotidien pittoresque des villageois le temps d’une journée ou de quelques heures, et vous essayer à certaines spécialités locales, allant de rencontres hors du commun, en passant par la confection d’artisanats variés, de mets ou de boissons locales.

Les activités proposées dépendent des disponibilités et de la saison.

Le Lââp est un pilier de la cuisine laotienne qui s’invite tant aux repas de tous les jours qu’aux grandes cérémonies. Ses déclinaisons sont nombreuses et le lââp peut être composé à base de poisson, de viande, de tofu, de légumes mais aussi d’insectes divers comme des criquets, de minuscules crevettes d’eau douce ou des fourmis rouges ! Il peut être servi cru ou cuit, selon les goûts. Chaque ingrédient est haché très finement ou passé au mortier. Amusez-vous d’ailleurs à reconnaître les cuisines en effervescence avec le bruit sourd si spécifique du mortier et la puissante odeur du piment torréfié. Des herbes aromatiques fraiches, du citron vert, de la poudre de riz torréfiée et pilée, du piment, et diverses sauces sont intégrées au lââp et lui donnent une saveur riche, fraiche et puissante. Les gourmets seront comblés par cette découverte hors du commun. Comme la plupart des plats, le lââp est servi au milieu de la table et partagé entre convives, qui le dégustent avec des légumes frais et du riz gluant présenté dans son panier de rotin tressé.
Durant cet atelier, laissez-vous imprégner de ce moment sensoriel qui vous transportera dans un voyage culinaire inoubliable. La cuisine laotienne est complexe et demande de la patience : elle représente à merveille la vie lente laotienne, rythmée par les imprévus. Ici, on passe facilement une journée entière à cueillir, laver, hacher, piler et griller les nombreux aliments et condiments qui servent à la confection de repas d’une richesse exceptionnelle. Installés dans notre Sala du Mékong, les chefs de la Résidence Bassac vous guideront à travers les différentes étapes de la préparation du lââp, depuis la sélection des aliments les plus frais à la dégustation de ce plat national.

Temps estimé : environ 1h30
Note : veuillez nous informer à l’avance si vous avez des allergies ou des requêtes alimentaires spécifiques

Il existe deux alcools de tradition millénaire au Laos : l’alcool de riz lao lao et le « vin » de riz en jarres, le lao hai. L’alcool de riz est très populaire et vous le remarquerez pendu dans les sachets en plastique dans les échoppes le long des routes. Peu cher et très puissant, il est servi tour à tour à chaque invité lors des mariages, baci, ou autres réunions de village, et il particulièrement apprécié par les anciens qui le considèrent comme un remède à tous les maux.
La préparation de l’alcool de riz (littéralement « lao khao » mais communément appelé lao lao, soit « alcool laotien ») se fait généralement avant l’aube, après le réveil des villageois par le chant du coq. C’est à ce moment de la journée, lorsque la fraicheur de la nuit n’a pas encore été dispersée par les premiers rayons du soleil, que l’alcool se distille au mieux. C’est dans une maison d’agriculteurs, entre les poulets qui se pavanent et les chiens qui se prélassent, que la technique se transmet de génération en génération. Votre voyage au Laos prendra une dimension tout à fait nouvelle lorsque vous serez accueillis au sein d’une famille aux sourires chaleureux et que vous aurez le privilège de partager leur quotidien. Ici, chacun participe à l’économie familiale selon son talent : production d’huile de coco, menuiserie, couture ou agriculture en sont quelques exemples.
Durant cette expérience singulière, votre hôte vous mènera à travers les différentes étapes de la préparation du lao lao : cuisson du riz gluant, nettoyage du surplus d’amidon, mise en cuve avec des levains pour la fermentation, puis évaporation en distillateur traditionnel sur un feu de bois puissant. Nous partagerons un petit déjeuner concocté par les chefs de la Résidence Bassac tout en profitant lever du soleil aux couleurs pastelles sur les rizières avec les magnifiques montagnes de Champassak en toile de fond. Avant notre départ, vous serez invités à déguster un verre de lao lao fraîchement distillé et vous recevrez une petite bouteille en souvenir. Les laotiens agrémentent parfois l’alcool de riz en y ajoutant des herbes médicinales ou des fruits frais (mangue, ananas, fruits de la passion, banane, noix de coco…) et un peu de sucre de canne, selon les goûts. Laissez aller votre imagination pour agrémenter votre fiole et vous pourrez déguster votre « lao bong » après un petit mois de patience.

Temps estimé : environ 3h. L’idéal est de commencer l’activité à l‘aube, comme les villageois, entre 5h et 6h du matin et de voir le soleil se lever sur le rizières en profitant de votre petit déjeuner. Il est tout de fois possible d’organiser l’activité plus tard dans la matinée.
Note : Une bouteille et une dégustation de Lao Lao sont offerts aux participants

La confection de paniers à riz gluant, ou kathip khao, est une activité économique qui supplémente aux revenus agricoles de familles villageoises à travers le Laos. A chaque repas, l’aromatique riz gluant (« khao niao ») est servi dans ces jolis paniers tissés, dont les dimensions peuvent varier d’un tout petit panier individuel aux immenses kathip khao des vendeuses de riz cuit dans les marchés et le long des routes.
Leur tressage sophistiqué demande une patience et savoir faire de plusieurs heures. L’artisan commence sa manufacture par la coupe et la découpe de longues feuilles de rotin qu’il faut ensuite imprégner d’eau, la taille de lamelles de bambou qui seront assemblés pour créer le support et le couvercle du panier à riz, le méticuleux travail de tressage et pliage pour finir par assembler et coudre les divers éléments du panier à riz. A l’arbi du soleil sous une maison en pilotis, vous profiterez tant de la découverte de cet art que du contexte authentique de cet atelier. Car découvrir un savoir faire ancestral est privilège mais ce sont surtout les rencontres qui sont particulièrement marquantes lors d’une immersion dans les campagnes laotiennes. Prenez des pauses pendant le tissage pour échanger avec les villageois qui, curieux et affables, s’amuseront certainement à vous observer. Si vous parvenez à balbutier quelques mots de lao, ils se montreront d’autant plus enthousiastes et ce sera l’occasion d’échanges entre éclats de rire et langue des signes improvisée.
A la fin de l’atelier, vous pourrez ramenez votre panier en riz avec vous. N’hésitez pas à en acheter quelques une supplémentaires aux villageois car s’il est un souvenir qui symbolise particulièrement bien le Laos, c’est très certainement le panier à riz gluant. Si vous désirez pousser la curiosité, renseignez-vous auprès de notre personnel sur la méthode de cuisson du riz gluant, à laquelle vous pourrez vous essayer à votre retour au pays. Outre le riz gluant, vous pourrez par exemple y servir du riz vapeur ou y présenter du pain, y conserver vos aromates, l’utiliser comme boîte à bijoux ou encore y ranger vos stylos.

Temps estimé : comptez entre 4 et 6 heures
Note : N’hésitez pas à soutenir les villageois en leur achetant ces jolies boîtes tissées à la main, qui se déclinent en divers styles et dimensions

A Champassak, les rizières sont partout et vous les verrez apparaître, verdoyantes, au détour de chaque village et entre chaque montagne. Les champs de riz y sont mouchetés de villageois aux chapeaux triangulaires emblématiques de l’Asie du sud est, qui repiquent patiemment le riz, pieds nus et dos courbé.
Le riz est la base de l’alimentation au Laos et, en plus d’être servi à chaque repas, il sert de base à la préparation de nouilles, de desserts, et de boissons en tout genre. Sa culture reste cependant un mystère pour de nombreux voyageurs, mystère que vous aurez l’occasion d’élucider lors de cette après-midi de découverte. Il est amusant de noter qu’en lao manger se dit khin khao, soit « manger du riz », et qu’un repas sans riz n’est que du kin lin, ou « manger pour jouer ». Les laotiens sont tant intrigués qu’amusés à l’idée de pouvoir être rassasié avec un repas à base de pain !
La culture du riz dans son ensemble prend environ 6 mois, et différentes étapes peuvent être observées selon les saisons. Dans les régions plus montagneuses du Laos, les paysans pratiquent encore la riziculture dite sèche ou sur brulis, avec des terrains dont l’irrigation à l’eau de pluie est soumise aux aléas climatiques. La riziculture irriguée est dès lors privilégiée tant pour son rendement que pour la stabilité qu’elle offre aux riziculteurs, mais n’en reste pas moins un exercice exigeant du dur labeur dans cette région où la pratique est encore presque entièrement manuelle. Grâce à un ingénieux système d’irrigation acheminant l’eau du Mékong jusqu’aux rizières, les villageois de Champassak produisent le riz plusieurs fois par an, avec une courte période de jachère. Cela donne à cette bourgade le cachet visuel époustouflant d’un arrière pays aux mille nuances de vert, niché entre les montagnes et le Mékong.
Pour cette découverte, nous partirons à la rencontre d’agriculteurs du magnifique village de Ban Phaphin, qui vous expliqueront chaque étape, depuis la sélection des grains de riz, le labourage des champs jusqu’à sa récolte à la faucille. Si vous le désirez et que la saison le permet, vous serez conviés à leur prêter main forte, et les paysans vous apprendront à manier les instruments traditionnels et à piquer les pousses de riz botte à botte. En plus de mieux comprendre cette méthode agricole traditionnelle en observant la culture du riz dans un cadre enchanteur, c’est en en faisant vous même l’expérience que vous découvrirez une activité qui force à l’admiration des paysans laotiens dont la détermination et la patience compensent à l’absence technologies modernes.

Temps estimé : comptez environ 3 heures
Note : Nous pourrons vous donner des explications détaillées de la production de riz et aller voir les rizières l’année durant mais participer à la PLANTATION sera possible en mai et en décembre et en octobre et mars pour la récolte

Durant cet atelier de cuisine, vous découvrirez l’un des nombreux usages du riz gluant au Laos. Les graines appelées khao mao sont celles qui ne sont pas encore arrivées à maturation et qui sont récoltées sur les jeunes pousses de riz. Elles sont appréciées pour leur parfum, leur qualité nutritionnelle et leur élasticité.
Comme vous le remarquerez au fil de votre voyage, la cuisine laotienne demande beaucoup de patience et par là représente assez bien la nonchalance et la douceur laotienne. Vous serez ici invités à participer à la préparation du khao mao traditionnel dans la cuisine d’une famille de villageois, entre crépitement du feu et rythme du mortier et des machettes. Les graines de riz vert sont d’abord plongées dans l’eau plusieurs heures durant avant d’être cuites à la vapeur dans un panier le rotin houat, puis grillées au wok en mélangeant en continu pendant plus d’une heure afin qu’elles dégagent tous leurs arômes. Une fois torréfiées, on laisse refroidir les jeunes graines pour ensuite les écraser patiemment au mortier afin de les séparer de leur écorce. Le kha mao est passé au tamis de bambou avec un coup de main d’une précision subtile afin de le séparer des pelures et poussières. Cette dernière étape se répète à plusieurs reprises jusqu’à ce que le khao mao soit complètement nettoyé.
Une fois la préparation terminée, vous pourrez déguster le khao mao tout frais et au parfum exquis avec la famille laotienne qui vous accueille et vous profiterez d’un moment privilégié et convivial d’échanges et de rires qui vous laissera un souvenir de bonheur, d’émotion et d’apaisement. Le khao mao peut également être frit ou incorporé à différents desserts, par exemple avec du lait de coco, du sucre et des pois rouges.

Temps estimé : comptez environ 3 heures

Que rêver de mieux qu’une balade sur le mystique fleuve Mékong ou sur le lac de Champassak pour savourer l’atmosphère apaisante de la vie laotienne ? Laissez votre esprit et la nature luxuriante sud est asiatique ne faire plus qu’un avec le second écosystème mondial et de l’un des plus grands fleuves au monde. Selon votre désir, vous partirez en tête à tête avec un batelier, ou accompagné d’un guide traducteur afin de découvrir la pèche traditionnelle au filet de nylon tissé à la main.
Le Mékong est un fleuve qui prend racine sur les Plateaux Tibétains de Chine, irrigue le Myanmar, serpente entre la Thaïlande et le Laos dont il fait une partie de la frontière, bifurque par la Cambodge où se produit un phénomène exceptionnel d’inversion de courant durant certaines marées, et traverse le Vietnam où il finit sa longue course de plus de 2000 kilomètres en mer de Chine méridionale. Le Mékong fascine mais son écosystème est fragile. Les nombreux projets de barrages hydroélectriques mettent en danger certaines espèces endémiques et les rejets industriels, de pesticides et d’eau non filtrées polluent le sa diversité naturelle hors du commun, qui est pourtant une ressource essentielle pour les millions de villageois qui vivent le long de ses berges.
La pêche familiale traditionnelle telle que vous la découvrirez à Champassak fait partie intégrante d’un équilibre durable du fleuve. En fin de journée, lorsque le soleil se fait plus doux et que les paysages prennent de splendides teintes dorées, les pêcheurs se réunissent paisiblement à ces portions où le fleuve est bas, le débit rapide et les poissons nombreux. Le temps de quelques heures, vous apprendrez à reconnaître ces poissons plus savoureux les uns que les autres que les laotiens cuisinent de mille façons : en salade lââp avec ses herbes et épices fraiches, cuit vapeur en feuilles de bananier, jeté sur les braises dans un morceau de bambou, grillé en croûte de sel, taillé en lamelles crues et arrosé de citron vert façon ceviche (ou « goy bpaa » en lao)…
Votre accompagnateur vous montera l’art de lancer le large filet à l’eau et vous pourrez tenter l’expérience par vous même : attendez-vous à entendre raisonner de doux éclats de rires devant votre manque de dextérité de débutant. Imprégnez-vous de cette joie de vivre qui colore tous les pans de la vie laotienne et de ce moment enchanteur où le temps semble s’arrêter.

Temps estimé : selon votre désir, prévoir entre 4 et 8 heures
Note : Nous pouvons accommoder cette activité selon le temps que vous voudriez y consacrer et nous pouvons arranger le déjeuner sur le bateau. Prévoyez de quoi vous protéger du soleil (chapeau, lunettes, vêtements amples et couvrants, crème solaire). Si vous le désirez, contactez le personnel de la Résidence Bassac pour organiser un barbecue de poisson frais à votre retour de la pêche !

Le temps de quelques heures, embarquez sur la pirogue en bois d’un batelier de Champassak afin de vous laisser guider au rythme apaisant de l’eau et de jouir des couleurs flamboyantes de la fin du jour sur le Mékong. Naviguer sur ce fleuve mystique est une expérience incontournable au Laos, et ce moment magique, où la chaleur puissante des tropiques laisse place à la douceur de la nuit, vous laissera un souvenir impérissable. Le fleuve Mékong, emblème du sud est asiatique et court d’eau massif, puissant et apaisant, vous offrira un spectacle majestueux entre les montagnes somptueuses de Champassak, les rizières mouchetées de buffles d’eau, le son du gong des temples, la vue des pécheurs sur leurs pirogues et des lumières dansantes de la ville.

Vous dégusterez une bouteille de champagne frais et de délicats amuse-bouche concoctés par les chefs de la Résidence Bassac lors de ce moment d’extase bercé dans les teintes oscillantes du soleil qui s’efface sur l’horizon. Ce moment intimiste est idéal pour une escapade romantique ou pour un souvenir inoubliable entre amis.

Temps estimé : comptez environ 2 heures

La découverte du procédé de fabrication des pirogues traditionnelles aura de quoi ravir les voyageurs curieux et bricoleurs tout et est l’occasion d’un moment d’exception dans l’un des plus beaux villages de Champassak : Ban Hai. Ce petit village authentique, entre rivière, rizières et forêt de bambou, est d’une quiétude absolue car presque entièrement piétonnier. La construction des pirogues y est un savoir faire unique et ancestral, et la technique requiert une précision absolue afin de permettre au bateau de traverser tant les puissants courants du fleuve Mékong en plein cœur de la mousson que de naviguer entre les rochers durant les périodes les plus arides.
Pour atteindre l’atelier de construction de l’un villageois de Ban Hai, vous enfourcherez un vélo pour traverser de luxuriantes rizières. Notre hôte vous dépeindra sa passion pour les pirogues, du choix du bois et des divers matériaux utilisés, au procédé de construction avec des outils traditionnels, en passant par l’entretient et la réparation de ces superbes bateaux. Laissez-vous inspirer par la passion, l’énergie et la résilience de ces pêcheurs du Mékong. En outre, l’accueil chaleureux que vous réserveront les villageois laotiens n’a d’égale que la beauté du paysage de ces campagnes, qui est à couper le souffle.

Temps estimé : comptez environ 3h
Note : Vous pouvez combiner cette découverte avec nos activités en pirogues comme la pêche avec un villageois ou le coucher du soleil sur le Mékong, pour vivre l’expérience et la découverte des pirogues traditionnelles laotiennes pleinement.

Le pittoresque village de Ban Hai, niché entre d’impressionnantes montagnes, des rizières verdoyantes et des forêts de bambous, se trouve à quelques 4 kilomètres de la Résidence Bassac.
Pour cette découverte, nous partirons à vélo pour profiter pleinement de ce village piétonnier qui a le charme tout particulier d’être marbré d’étroites de petites ruelles qui serpentent entre ses maisons traditionnelles, ses jolis ponts au dessus de la rivière et les champs qui l’entourent. A Ban Hai, le temps semble s’être arrêté et vous serez bercés par les chants de coq et le rire des enfants qui jouent dans ce village authentique. Observez le visage particulièrement touchants et chaleureux des paysans laotiens, illuminé le soleil puissant de la région. Durant quelques heures, nous parcourrons de dédale des ruelles de Ban Hai pour nous imprégner la vie lente et douce des villages, nous traverserons les luxuriantes rizières et longerons la montagne de Phou Khao, où domine le célèbre site préangkorien de Wat Phou.

Temps estimé : entre 4 et 6 heures
Note : Pensez à vous protéger du soleil par un chapeau ou une casquette, des lunettes de soleil et de la crème solaire. Lors de visites dans des villages traditionnels, pensez à porter des vêtements amples et confortables, qui couvrent vos genoux, épaules et décolleté.

« Hai khouan nee, hai khouan nee, dee khouan khao, dee khouan khao » (« Que les mauvais esprits s’en aillent, que les bons esprits entrent »)

Dans la croyance laotienne, le corps humain est composé de 32 esprits (« khouan ») qui protègent les différentes parties du corps et de l’âme. Ces esprits sont volatiles et peuvent quitter le corps, où peuvent également s’immiscer des esprits néfastes. Cela peut provoquer des maux spirituels et physiques divers. La cérémonie de baci (« phouk khaen ») lie les bons esprits au corps à travers des ficelles de coton, des prières et des vœux. Un monticule en feuilles de bananier décoré de fleurs, sur lequel est érigée une bougie et où pendent les ficelles de coton est placé au centre de la pièce. La bougie est allumée lorsque le moine ou des anciens respectés entonnent des mantras que les convives écoutent les mains jointes devant le cœur. Lorsque le chant terminé et la bougie soufflée, les participants se nouent des bracelets les uns aux autres en se souhaitant les meilleurs vœux dans un brouhaha animé.

Ces cérémonies se font lors de d’évènements importants de la vie des laotiens comme lors de l’emménagement dans une nouvelle maison, à l’occasion de mariages ou de fiançailles, pour célébrer le renouveau lors du nouvel, pour protéger le nouveau-né et la jeune mère lors d’une naissance, après un accident ou pour guérir d’une maladie qui persiste, lors d’un anniversaire, de l’ouverture d’un commerce ou encore avant un voyage. Il est également d’usage de recevoir un phouk khaen par un moine lors d’une visite au temple. On peut également souhaiter un vœu particulier à un proche avec une ficelle phouk khaen sur laquelle on enroule un petit billet. Le bracelet est gardé autour du poignet pour une durée de trois jours au moins.

Bien que le Laos soit presque entièrement Bouddhiste à l’heure actuelle, l’animisme millénaire de la région est encore très présent et le baci en est un reflet. Remarquez de nombreux autres détails liés aux esprits telles que les offrandes et les prières qui sont faites les soirs de plaine lune dans les petits temples près de l’entrée des maisons.

Vous pourrez prendre part à cette magnifique cérémonie typiquement laotienne qui sera menée par un ancien du village de Champassak et vous souhaiter les bons vœux en partageant quelques collations.

Temps estimé : environ 1h30

Bien souvent taboue, la lèpre est tant méconnue que ses malades stigmatisés, et cela bien qu’elle affecte encore des centaines de milliers de personnes à travers le monde. Au Laos même, des milliers de nouveaux cas de cette maladie chronique sont recensés chaque année, mais les soins tardent à se mettre en place et les victimes sont souvent ostracisées par peur de contamination. Pourtant, la lèpre se soigne et les patients peuvent en guérir définitivement. Le personnel de la Résidence Bassac a eu l’immense privilège de croiser la route d’un Docteur allemand, Hubert, qui dédie sa vie à parcourir les villages laotiens pour détecter les symptômes de la maladie. Hubert a mis sur pied plusieurs villages où sont traités les lépreux à travers le sud du Laos. Les malades y reçoivent soutien, soins et hospitalité. Une aide complète est fournie aux patients soignés en vue de leur réintégration à la société, mais ceux-ci désirent souvent rester dans ces villages où une communauté soudée s’est crée.

Votre visite dans ces lieux de soin et de vie se déroulera sur une journée complète et vous aurez l’opportunité de profiter de la beauté des paysages bucoliques des campagnes laotiennes entre chaque hameau. L’entièreté des profits reviendra au développement des villages pour les malades de la lèpre au Laos et vous pourrez aider à la construction des installations ou vous imprégner du rire des enfants lors d’une partie de football. Notre hôte, Hubert, répondra à toutes vos questions concernant cette maladie méconnue, et vous enseignera les différentes méthodes qu’il emploie afin de diagnostiquer de nouveaux cas, les trainements et les méthodes employées pour ralentir le progrès de la lèpre.

 

Temps estimé : comptez une journée entière (environ 8 à 9 heures)

Note : Les villageois que vous rencontrerez ne sont pas contagieux et aucune protection spécifique n’est nécessaire. Prévoyez des chaussures confortables pour les balades dans les différents villages que vous découvrirez. Si vous désirez contribuer davantage à cette initiative remarquable, n’hésitez pas à discuter avec directement avec Hubert ou avec nos employés pour faire une donation au projet d’aide aux lépreux.

Vous avez des questions ?

Aucune demande n’est trop grande et aucun détail n’est trop petit. Nous sommes également ici pour vous aider avant le début de votre voyage.